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À peine remis des festivités
du mariage du Prince William et de Kate Middleton, 31 sujets
de son altesse royale ont débarqué le 25 mai 2011
dans notre petite cité. Cest à 9 heures jeudi qua
débuté notre première visite : la verrerie
de St Just St Rambert (42). Notre guide nous a tout dabord
fait lhistorique de cette entreprise. Cest une ordonnance
de Charles X qui créa la verrerie en 1826. Elle utilisait
le sable de la Loire comme matière première, le
charbon des mines de St-Étienne pour les fours de fusion
et le transport fluvial pour assurer les débouchés
commerciaux. Dans les années 1920, St-Gobain commença
à sintéresser au potentiel de la verrerie
et prit une participation dans le capital. En 1948 elle augmenta
sa participation à 50% puis à 100% en 1961 et modernisa
les outils de production. Nous avons quitté St Just St Rambert
avec de belles images dans la tête et nous avons pris la
direction de Saint-Bonnet-le-Château où nous attendait
un copieux repas local. Pour la petite histoire, je ne résiste
pas au plaisir de vous faire part du nom des habitants de
ce lieu : les Sambonitains qui étaient appelés
autrefois les cacamerlots. Pour notre deuxième jour, cap au nord. Nous avons consacré notre matinée au musée du compagnonnage à Romanèche-Thorins (71). Ce musée, inscrit par l'UNESCO au patrimoine immatériel de l'humanité, présente le compagnonnage à travers la collection dun compagnon charpentier du Devoir de Liberté, Pierre-François Guillon (1848-1923). Il fonde en 1871 à Romanèche-Thorins
une Ecole de dessin appliqué à la construction
où il enseignera, pendant 52 ans, la charpente, lescalier,
la menuiserie et la coupe de pierre à des élèves
venus de toute la France et de létranger. Après
son décès en 1923, son fils fait don au Département
de Saône et Loire de lensemble des documents et maquettes
des élèves de lÉcole, des chefs-duvre
de Pierre-François Guillon et de tous les documents et
souvenirs de sa vie de compagnon. La visite a commencé par une exposition
temporaire au rez-de-chaussée sur Victor Auclair, compagnon
charpentier devenu architecte qui choisit de partir en 1907 au
Chili. Fortement marqué par les tremblements de terre
de San Francisco et Valparaiso en 1906, il arrive avec la volonté
de poursuivre ses recherches sur un système de construction
en béton armé capable de résister aux séismes.
Ses calculs et ses connaissances du matériau lui permettent
la mise en uvre dinnovations esthétiques et
structurelles sur les bâtiments. Rapidement reconnu pour
la qualité de ses ouvrages, il participe à la construction
des principaux édifices de la capitale, Santiago, entre
1911 et 1925 : léglise du St sacrement, les tribunes
du club hippique, les hangars de laviation civile, la Bibliothèque
Nationale. Ensuite, lécharpe, en soie
ou en velours ornée de symboles, dinscriptions et
de broderies permettant didentifier le métier et
le rite. Les couleurs des compagnons charpentiers du Devoir de
Liberté étaient le blanc, le rouge et le vert.
Le compagnon reçu les portait à la boutonnière,
le compagnon initié en bandoulière. La grande qualité de ce musée a alimenté nos conversations lors de la savoureuse pause-déjeuner au château des loges. La météo instable nous a même fait loffrande de quelques rayons de soleil nous permettant de prendre lapéritif dans la cour du château. Le temps était couvert lorsque nous
avons atteint notre dernière escale, le couvent Sainte-Marie
de La Tourette, monument de béton brut et de verre, perché
à flanc de colline du côté de LArbresle
à 30 km de Lyon. En arrivant, devant cette construction
stalinienne, nous nous sommes demandés pourquoi nos gentils
organisateurs avaient prévu de consacrer une demi-journée
en ce lieu. Nous avons vite perdu nos préjugés
en découvrant les astuces architecturales et limagination
de larchitecte :Le Corbusier. Il élabore un
projet suivant les préceptes de la communauté dominicaine
à partir de 1953 ; il y met en uvre les cinq points
de larchitecture moderne et les proportions du Modulor,
un système de mesures harmoniques d'intérieurs
d'immeubles, basé sur les mensurations et proportions
d'un homme d'1 mètre 83 bras croisés, 2 mètres
26 les bras levés, silhouette humaine standardisée
servant à concevoir la structure et la taille des unités
d'habitation. Le chantier, débuté en 1956, est
confronté à des difficultés de financement.
Le couvent est finalement inauguré en octobre 1960. Sa conception est le fruit d'une collaboration étroite de Le Corbusier avec son associé Iannis Xenakis, compositeur et architecte, qui s'est particulièrement impliqué dans la création harmonique des vitrages verticaux sertis dans des panneaux géométriques de béton qui illuminent certaines parties. Ils offrent une large perspective sur le paysage environnant. Les pans de verre de type Mondrian ouvrent au contraire sur lintérieur du couvent par un damier de panneaux de verre et de béton peint de couleurs vives, créant des effets dombre et de lumière.
Après deux journées intenses,
la journée de repos de samedi était la bienvenue.
Vers 19 heures, la salle des fêtes nous a tous réunis
à nouveau pour la soirée dadieux. Après
les échanges de remerciements traditionnels, Yves Durêve,
accompagné par son orgue de Barbarie, a chanté,
mimé et fait chanter les convives. Les Anglais ont ainsi
pu découvrir le répertoire des chansons de nos
aînés. |
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Une fois encore, COUPE DU MONDE DE FOOT oblige, les villes et villages dAngleterre étaient pavoisés lors de notre arrivée dans le Warwickshire le mercredi 2 juin 2010. Cette année, les français candidats au déplacement vers Coleshill étaient nombreux ; pas moins de 31 « frenchies » désireux de mettre en pratique leurs connaissances de la langue de SHAKESPEARE et, parmi eux, beaucoup de nouveaux ! Mercredi vers 16 H, rendez-vous était donné à tous au MARKET HALL où Madame le Maire de Coleshill nous a souhaité la bienvenue. Nous avons ensuite levé nos verres à lamitié franco-britannique. Jeudi matin, à 9 heures 30, nous montions tous dans le car qui allait nous emmener vers COSFORD et son magnifique musée de la ROYAL AIR FORCE. Depuis 1938, ce lieu héberge un centre technique aéronautique et un centre de formation de pilotes. Aujourd'hui, les grands hangars du musée abritent de nombreux appareils témoins des progrès de l'aviation mondiale : des premiers vols des pionniers de l'aviation jusqu'à l'Eurofighter, en passant par les Messerschmitt allemands et les bombardiers nucléaires. Une grande place est faite également à l'histoire de la ROYAL AIR FORCE, la plus ancienne armée de l'air du monde, créée en 1918, et à une exposition nous rappelant ce qu'était la guerre froide derrière le rideau de fer. Vous l'aurez compris, nous n'avons pas pu tout voir ; il faudrait plusieurs jours pour faire le tour de toutes les collections du musée. Notre prochaine étape était PARK HOUSE HOTEL, demeure élégante du 17ème siècle, où nous attendait un repas copieux et délicieux. Nous avons ensuite repris l'autoroute pour visiter l'arboretum. Mais c'était sans compter avec les travaux et les embouteillages. Coincés dans la circulation, avançant à une vitesse d'escargot, nous avons maudit les rayons ardents du soleil. Heureusement, notre gentil organisateur, Brian, avait tout prévu. Il nous a distribué les paroles de chansons anglaises et françaises et tout le car a entonné à tue-tête les succès de nos deux pays. Pendant que nous chantions le temps passait et il s'est soudain avéré qu'il était trop tard pour espérer visiter l'arboretum. Il était temps de rejoindre Coleshill. Vendredi matin, cap au sud-est pour découvrir BLETCHLEY PARK. Autant le dire de suite, nous avons tous adoré cette visite. Dans un premier temps, nous avons été séduit par le manoir, mélange assez réussi de style victorien gothique, de style Tudor et de baroque hollandais. Puis, nous avons bu les paroles de notre guide français qui nous a révélé le rôle de ce lieu pendant la seconde guerre mondiale. Cet endroit fut le quartier général
des services de renseignements britanniques et les activités
qui s'y déroulaient sont restées "top secret"
pendant 30 ans. Au début des années 1940, les meilleurs
spécialistes anglais, dont Alan Turing, furent rassemblés
en grand secret à Bletchley Park, où leur tâche
principale fut de décrypter les messages allemands codés
par les machines ENIGMA et LORENZ. Travail de Titan quand on
sait que les clés changeaient tous les jours à
minuit. Heureusement, des mathématiciens polonais avaient
percé le principe du code d'ENIGMA en 1933 et l'avaient
transmis aux britanniques en 1939. Muni des précieuses
informations et de la réplique dEnigma, et ayant
constaté qu'Enigma pouvait facilement être simulée
par leurs TYPEX, le GC and CS (Governement Code and Cypher School)
se mit au travail. Ils disposaient de moyens énormes -
dont de gigantesques machines à calculer fabriquées
tout spécialement (les bombes). Nous avons dailleurs
pu voir deux spécimens reconstruits pour les besoins du
film « ENIGMA » réalisé en
2001 par Michael APTED et produit par Mick JAGGER. Parallèlement à l'activité cryptologique sur Enigma, Turing a aussi contribué à la conception par Newman et ses collaborateurs d'une machine nommée Colossus. Ce premier embryon d'ordinateur permit le déchiffrage de la correspondance du haut commandement allemand. Machine spécialisée, programmée
par panneau, Colossus n'était pas encore un ordinateur,
mais en possédait déjà plusieurs fonctions
: Dans le car qui nous emmenait ensuite vers STOKE BUERNE, les conversations allaient bon train et tous ces Messieurs faisaient des calculs savants pour déterminer les probabilités qu'avaient les déchiffreurs pour "cracker" le code. Nous avons déjeuné dans un charmant village au bord d'un canal et nous nous sommes tous extasiés à la vue des maisons à toit de chaume finement décoré. Après le déjeuner, une partie du groupe embarquait à bord d'une péniche pour une promenade le long du petit canal pendant que les autres investissaient le petit musée des canaux, installé dans un ancien moulin, et découvraient la vie des bateliers. Nous avons appris que les voies d'eau en Grande Bretagne, au plus fort de leur activité, comptèrent plus que 4000 miles et comme le transport par voie d'eau était moins onéreux et plus efficace que le transport routier, les voies d'eau furent essentielles lors de la révolution industrielle. Malheureusement, le développement du chemin de fer sonna le glas du transport fluvial commercial et aujourd'hui, les canaux servent surtout pour les loisirs. Ensuite, arrêt obligatoire à la boutique du musée, véritable caverne d'Ali Baba renfermant des cadeaux "so british" qui a connu un vif succès auprès de la gente féminine. Après une journée aussi bien remplie, le retour en car nous offrait l'opportunité de recharger les batteries afin d'être en pleine forme pour profiter de la soirée chez nos hôtes qui se prolongerait tard dans la nuit. Pas de figure imposée le samedi ! Détente dans un jardin pour les uns, visite de Birmingham pour d'autres ou encore courses au supermarché local pour faire le plein de thé, de marmelade, de Stilton ou de Whisky. Vers 18 H 30, en haut de forme ou robe de cocktail, nous montions dans notre taxi qui nous emmenait au Maxstoke Golf Club où se déroulait notre soirée d'adieu. Et oui ! Une fois encore, nous avons apprécié le civisme de nos amis anglais qui, n'ayant pas de "Sam", choisissent de laisser leur véhicule au garage pour ne pas risquer de provoquer un accident en état d'ivresse... Le beau temps étant de la partie, nous avons pris l'apéritif au soleil dans un cadre idyllique. Avant d'entamer le repas, les présidents des jumelages ont échangé remerciements et bouquets de fleurs. Le jumelage de Chassieu a offert à Coleshill des petits présents destinés aux gagnants de leur loterie (poster des vignobles français, DVD, nécessaire à saucisson, râpe à fromage, boîte herbes de Provence, boîte fleur de sel, etc...). Après un dîner succulent, tous les convives se sont retrouvés sur la piste de danse pour la Macarena et la danse des canards. Les danseurs étaient épuisés lorsque les douze coups de minuit ont retenti. Vite, vite, chacun a repris son carrosse avant qu'il ne se transforme en citrouille. Le lendemain, au réveil il a fallu s'atteler aux valises ! Puis, nous nous sommes tous rendus à la garden party, non pas de l'Elysée mais de Malcolm et Anita BUTLER qui nous faisaient le plaisir de nous accueillir dans leur magnifique parc. Le soleil dardait de ses rayons la jolie propriété et les tables de la véranda croulaient sous les salades, les quiches, les tartes et les scones. Les convives joyeux passaient au point de ravitaillement et s'éparpillaient ensuite dans le jardin. Nous avons vraiment passé un très agréable moment avec tous nos amis. Bien sûr, un rabat-joie soudain s'est exclamé : "vite il est temps de partir pour l'aéroport !" Le charme était rompu, retour à la réalité ! Sans vraiment réaliser, nous nous sommes retrouvés dans la queue pour l'embarquement puis dans notre avion presque privé. Des trombes d'eau nous accueillaient à notre arrivée à Lyon ; les vacances étaient bien finies !!! |